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mercredi 27 janvier 2010

La journée de la burqa


Le Monde Diplomatique


Il en va de nos libertés et surtout de celles des femmes. Car la femme française, comme ses congénères occidentales, est enfin libérée : elle a obtenu l’égalité des salaires, elle occupe la moitié des sièges à l’Assemblée nationale et au gouvernement, elle ne subit aucune violence conjugale et les hommes partagent, dans la joie, les tâches domestiques et l’éducation des enfants. Et toutes ces conquêtes sont menacées par un voile noir qui s’abat sur la France. Aux armes citoyens ! Mobilisons-nous dans l’unité, gauche et droite, contre ce péril vert (ou noir, au choix).

vendredi 4 décembre 2009

L'hystérie républicaine continue



Revenir à la première partie pour comprendre le sujet.

Il semblerait que le discours rationnel, humaniste, psychologique et pragmatique de Tariq Ramadan déstabilise les représentants de la République. A un tel point, qu'ils refusent d'y répondre.
Je me pose des questions, je les écris telles qu'elles viennent.
Les représentants de la République auraient-ils peur de l'intéllectuel? Sont-ils réellement prêts à entendre l'intéllectuel en faisant abstraction du discours du show-business médiatique?
Mais que voulez-vous, l'orsqu'un représentant politique voudrait que l'on refuse la parole à un intéllectuel, et qu'un autre (en l'occurence le président de la mission) balaye les observations de l'intéllectuel d'un "faites confiance en les responsables politiques", on se demande ce qu'on est en droit d'espérer de la République.

Cette 'mission d'information' ne vise à rien d'autre, semble-t-il, qu'à conforter ses membres (et en tout premier lieu son président, André Gérin, dont on se demande si les habitants de sa circonscription ne feraient pas mieux de lui rappeler ses responsabilités premières) dans leurs opinions réductrices en ce qui concerne le port de la burqa et le port de signes et de vêtements religieux plus largement.
Un point à noter: l'invitation de Marc Blondel, de la Fédération Nationale de la Libre Pensée. Avec tout le respect que j'ai pour les libre penseurs (je me considère aussi 'libre penseur'), je me demande bien en quelle qualité il a été invité. Ce n'est pas avant tout un groupe laïque, mais bien un groupe athée. S'agit-il pour cette mission de défendre l'athéisme ou la laïcité? D'ailleurs, la position de Marc Blondel et au delà de sa fédération, est fort louable: si la mission souhaite en arriver à interdire la burqa, alors, par souci d'égalité républicaine, elle devrait interdire la soutane et tout autre vêtement religieux. A-t-on même pensé à demander au hommes orthodoxes juifs si ils ne se sentaient pas opprimés sous leurs barbes, chapeaux et manteaux en fourrure? Et si la République ne peut concevoir l'idée d'un homme opprimé, a-t-elle pensé à demander à une femme orthodoxe juive si elle se rasait la tête et portait un perruque par choix ou bien sous le joug de son mari?


mercredi 2 décembre 2009

Libérté de religion : Deux cas

Nouvel Obs

Le Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme, Navi Pillay, a estimé mardi que l'interdiction de la Suisse d'ériger des minarets était discriminatoire et la mettait en infraction avec la loi internationale. Elle a condamné "l'exploitation de la peur de l'étranger" qui a porté ce vote, et son résultat qui "divise profondément".

OHCHR

La Rapporteuse spéciale sur la liberté de religion ou de conviction, Mme Asma Jahangir, regrette le résultat du vote sur l’initiative relative à l’interdiction de construire des minarets en Suisse. “J’ai de sérieuses inquiétudes quant aux conséquences négatives que le résultat du vote aura sur la liberté de religion ou de conviction des membres de la communauté musulmane en Suisse. En effet, une interdiction sur les minarets équivaut à une restriction disproportionnée sur la liberté de manifester sa religion et constitue une discrimination claire contre les membres de la communauté musulmane en Suisse”, a indiqué Mme Jahangir.


OHCHR

26. En 2006, la Rapporteuse spéciale s’est dite préoccupée, en particulier, par la loi no 2004-228 du 15 mars 2004 concernant le port de signes religieux ostensibles dans les écoles publiques. Elle a estimé que cette loi avait surtout touché certaines minorités religieuses, et notamment les personnes de culture musulmane91. Selon elle, l’application de ce texte s’était soldée, dans un certain nombre de cas, par des abus qui avaient provoqué des humiliations. La stigmatisation du voile avait été à l’origine de cas d’intolérance religieuse lorsque les femmes le portaient hors de l’école, à l’université ou sur le lieu de travail92.


LCI

La loi française interdisant à l'école le port de signes religieux, dont le foulard islamique, et la surpopulation des prisons ont été la cible de nombreuses critiques mercredi devant le Conseil des droits de l'Homme, qui procédait à l'examen périodique de la situation en France. Le Haut commissariat aux droits de l'Homme a rappelé dans son rapport devant le Conseil que le rapporteur spécial de l'ONU pour la liberté de religion avait critiqué la législation française en estimant qu'elle avait conduit "à la stigmatisation du foulard islamique et provoqué l'intolérance religieuse contre les femmes qui le portent en dehors de l'école, à l'université ou sur leur lieu de travail".

mardi 1 décembre 2009

Le fascisme laïque de Caroline Fourest

Tariq Ramadan
Cliquez ci-dessus pour la première et les autres parties.



J'espérais longtemps voir un débat entre T.Ramadan et C.Fourest. Malheuresement, je me rends compte que Tariq Ramadan aurait mieux fait de refuser tout débat avec une personne d'une telle malhonnêteté intéllectuelle. Même Ayaan Hirsi Ali était plus honnête!

lundi 30 novembre 2009

Xénophobie suisse, hypocrise française

Mosquée en construction dans le quartier-cité d'Empalot, en bordure du périphérique à Toulouse


Bernard Kouchner est «scandalisé» par le «non» aux minarets | 24 heures

"C'est pas grand chose quand même! Est-ce que c'est une offense dans un pays de montagne qu'il y ait une construction un peu plus élevée? Est-ce que ça désigne le ciel, un ciel qui serait hostile? Espérons qu'ils reviendront là-dessus", a insisté le chef de la diplomatie française.



Je suis curieux de savoir ce qui permet la France, par le biais de son ministre des affaires étrangères, de donner des leçons de tolérance en matière de xénophobie et plus particulièrement d'islamophobie. Combien de minarets dans nos centres villes? Et si un minaret ce n'est pas grand chose, alors qu'est-ce qu'une femme voilée? Serait-il plus compréhensible de se sentir aggressé par une femme en niqab que par un minaret? La République marche sur la tête!

mardi 24 juin 2008

Pour la réflexion sur les discriminations et le traitement de l'information


Les questions qu'il s'agit de se poser si on souhaite s'en poser, sont celles-ci: Y a-t-il une seule communauté nationale républicaine et si on admet qu'il n'y en a pas une mais plusieurs, y a-t-il égalité de traitement pour toutes les communautés?
Il semble évident, peut-être plus pour les habitants de la capitale que ceux de province, que ce que l'on nomme avec dédain le 'communautarisme' existe bel et bien. On peut bien sûr parler de 'Français', communauté à laquelle appartiennent bien sûr tous les Français, 'noirs', 'blancs', 'arabes', 'juifs', 'asiatiques', 'musulmans', 'chrétiens', 'bouddhistes' etc. Dans ce cas, on est obligé déja d'arriver à la conclusion qu'il y a au moins une autre communauté: celle des non-français, les 'étrangers', les 'immigrés'.
Cependant, même à l'intérieur de la communauté des 'Français', il semble évident qu'on doit parler de communautés diverses et variées, c'est à dire justement ceux énumérés plus haut. Juste pour la précision, bien que cela paraisse évident, cette liste est généralisante, puisqu'il existe, entre autres, des 'noirs' de divers pays et de cultures, ainsi que des 'arabes', des 'juifs' et des 'asiatiques'. Il en va de même pour les communautés religieuses. Ces communautés n'ont pas attendu la création d'organismes tels le CRIF, le CCM ou le CRAN pour exister.
Bien. Ayant addressé ce point, que peut-on dire de la manière dont ces communautés sont traitées? Ce n'est pas 'communautariste' que de poser cette question. C'est vouloir addresser la réalité. On peut déja admettre que les immigrés sont traités d'une manière particulière, ne serait-ce que par le fait qu'ils sont sujets à des contrôles administratifs auxquels ne sont pas sujets les Français. Qu'on soit d'accord ou non avec cette réalité, on ne peut pas la nier.
Pour ce qui est des contrôles d'identité, aggressifs ou non, en théorie toute personne, immigrée ou française est sujette à des contrôles d'identité. Il semble pourtant clair, lorsqu'on s'informe que les personnes au teint foncé ou aux traits non-européens voire les personnes au comportement jugé 'suspicieux' (quoi que ce terme puisse signifier) ont plus tendance à être controlées que les 'blancs' ou ceux ayant un comportement jugé 'normal'. Lorsqu'on s'y intéresse de plus près, on apprend que ces contrôles sont très souvent abusifs et aggressifs.
Venons en aux actes de violences. On peut parler des violences policières auxquels on a déja fait allusion ci-dessus. Ces violences ne se limitent pourtant pas aux contrôles. On parle assez souvent de 'bavures'. Ces 'bavures' semblent concerner avant tout les immigrés, le plus souvent dans le cadre d'expulsions du territoire, mais aussi des Français ou autres personnes en situation régulière. Lorsqu'on entend parler de ces 'bavures' les victimes semblent le plus souvent être des 'non-blancs'.
D'autres inégalités de traitement concernent le traitement par les médias et les responsables politiques.
On ne peut pas dire que les médias ne rapportent pas du tout les actes racistes anti-arabes ou anti-noirs. Ce qu'on peut dire par contre, c'est que ces actes sont le plus souvent rélégués en bas de l'échelle d'importance des informations. Lorsqu'un meurtre ou une agression est jugé antisémite (voire anti-Chti!), l'information est à la 'une' pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines ou plus encore. Comme l'a dit un réprésentant de la communauté juive dans le cadre du meurtre d'Ilan Halimi, de tels meurtres sont rares (il serait le premier juif tué pour son appartenance ethnico-religieuse depuis la seconde guerre mondiale). On pourrait donc comprendre que cela choque particulièrement (même si les actes antisémites non-meurtrières sont quelque peu plus fréquents). Cependant, est-il acceptable que des violences racistes (autres que'antisémites) provoquent moins d'indignation de la part des médias? Il en va de même pour les réactions politiques. Est-il normal, que des leaders politiques jugent un incident avant qu'une enquête aie eu lieu? Pourquoi le font-ils pour des violences à l'encontre de personnes juives et non pour celles à l'encontre de noirs ou d'arabes?
Ceci nous mène donc au traitement socio-médiatico-politique des inégalités. Il ne viendrait pas à l'esprit de dire que les protestants de France constituent une communauté menacée ou oppimée aujourd'hui. Pourtant, il s'agit bien d'une minorité dans ce pays et une communauté qui dans le passé a connu l'oppression. La raison est normale: depuis plusieurs siècles les protestants ne sont en effet pas opprimés. Mais qu'en est-il des juifs? Bien sûr la collaboration française dans l'holocause perpétré à l'encontre de juifs par le régime nazi remonte à seulement soixante ans. Cependant, comme on l'a dit plus haut, les actes antisémites et plus encore les meurtres antisémites restent aujourd'hui plutôt rares en France, surtout si on les compare aux autres violences et meurtres racistes. De plus, comme on a souvent eu le cas d'en parler, les poursuites et les jugements à l'encontre d'actes ou de paroles xénophobes restent clairement biaisés en faveur des actes ou des paroles antisémites. La négation de l'holocauste juif, un holocauste vieux de soixante ans comparé aux écrits et caricatures islamophobes qui caractérisent une xénophobie bien actuelle en sont un exemple pertinant. On peut bien sûr prendre position pour la liberté d'expression, mais elle doit alors être défendue dans tous les cas, et on ne doit pas perdre de vue les divergences entre les traitements xénophobes dont sont victimes certaines communautés comparées à d'autres. Même si on défend aussi bien le droit d'expression d'un auteur ou d'un caricaturiste islamophobe que celui d'un négationniste (de l'holocauste juif), on ne doit pas ignorer la réalité qui est qu'aujourd'hui toutes les communautés ne sont pas opprimées da la même manière. En France comme à l'étranger les populations musulmanes, arabes et africaines ainsi que d'autres populations plus ciblées (Birmans, Tibétains, Haïtiens...) sont victimes d'oppressions dont d'autres populations, y compris les populations juives, ne le sont pas ou le sont beaucoup moins. Il ne s'agit pas d'établir une concurrence des victimes. Il ne s'agit pas non plus de dire que tel génocide serait plus grave ou moins grave qu'un autre. Il s'agit de traiter l'information avec lucidité et honnêteté.