
Le Mur de Berlin n'est ni le premier ni le dernier mur de l'histoire. On voudrait pourtant le faire passer pour une anomalie de l'histoire. On l'appèlle le mur de la honte comme si les autres murs étaiend s'une manière ou d'une autre plus justifiés. Comme dirait l'autre, l'histoire est écrite par les vainqueurs ou encore on ne juge pas de la même façon nos ennemis et nos alliés.
Le Mur de Berlin était appelé Schutzwall (rempart de sécurité) par les dirigeants de la RDA. Pour eux, il devait protéger l'aventure 'socialiste' contre la 'fascisme capitaliste'. Nos historiens officiels appèllent cela de la propagande. Soit. Mais qu'en est-il des autres 'remparts de sécurité' dans le monde. On aime bien pointer du doigt les régimes 'soviétiques' qui empêchaient leurs citoyens de sortir. Mais qu'en est-il de ces murs/barièrres qui empêchent les individus de rentrer, même lorsque leur vie est en danger, et qui plus est qui fuient des pays ou nos armées font la guerre? A Ceuta et Melilla des grillages empêchent des Africains de fuir la misère et chercher la sécurité chez leurs ex-colonisateurs. A Tijuana, les gardiens du 'monde libre' tirent sur les Latinos cherchant refuge dans cet eldorado qui affame toujours plus les populations du sud. En Palestine, le client des 'démocraties éclairées' (lui-même 'seule démocratie du moyen-orient') construit un mur pour empêcher la population de rejoindre leurs terres, leurs villes, leurs familles. Pour bon nombre d'entre eux il n'est même pas possible de sortir de leur ville de résidence, ce qui n'était pas le cas en RDA. En effet, on aime bien pointer du doigt ce 'régime' qui interdisait sa population de passer à 'l'Ouest', ce havre de paix et de démocratie, mais il ne leur était pas interdit de voyager dans le 'bloc soviétique'. Sans doute que tous n'en avaient pas les moyens, mais quelle part des populations occidentales ont les moyens de quitter leur ville, leur pays? Les citoyens du monde 'capitaliste' sont-ils plus libres de se déplacer que ne l'étaient ceux du monde 'soviétique'? La question reste en suspens, tant elle n'intéresse personne. Ou presque.
mercredi 11 novembre 2009
Des murs et de la liberté
mercredi 10 juin 2009
Le bon g'os 'epose en paix
Lu sur une liste anticoloniale
Il y avait une blague dans les années 80: « Au Congo, y a des g'os cons, au Gabon, ya des bons gars », et ça nous faisait rire !
Y avait déjà des bons g'os aussi . Omar Bongo, qui n'était pas encore El Hadj Omar Bongo Odimba, après sa conversion diplomatique à l 'islam, régnait sur le Gabon depuis 1967, installé par Jacques Foccart, le « Monsieur Afrique » du Général, fondateur du SAC de triste mémoire où s'illustra l'inénarrable Charles Pasqua, et employeur du célèbre mercenaire Bob Denard.
Rappelons que la "Françafrique", baptisée aussi "Pompafrique", fonctionna très bien sous Mitterrand avec son fils Jean-Christophe, surnommé là-bas "Papamadit".
Quel panier de crabes !
L'ami-Omar fut réélu en 2005 avec près de 80 % des suffrages, un score à faire pâlir d'envie le nabot qui saute au plafond avec 28 % de 40% aux dernières européennes. Il fut « l'ami » de Pompidou, VGE, Mitterrand et Chirac (dont il a financé la campagne en 81 ).
Il est mort, l'ex-agent des sévices secrets français, devenu dictateur-franc-maçon, d'un cancer de la prostate, ce qui semble marquer sa préférence pour Mitterrand.
Il est mort, après 42 ans de pouvoir absolu, partagé avec quelques membres de sa famille, après avoir accaparé les richesses de son pays et détourné des fonds publics pour construire, à l'instar de nombre de ses « collègues » africains-amis-fidèles, sa « fortune personnelle » et acquérir des tas de biens, immobiliers et bancaires , alors que son peuple vit dans la misère et que son pays a sombré dans la corruption. ( Mais quand l'exemple vient d'en haut... ).
Tout ce qu'on trouve à dire, comme Kouchner, entre autres, c'est que la France a perdu un ami fidèle, et l'Afrique, un sage. Manque pas d'humour, le ministre du droit d'ingérence. Ils doivent pas s'ennuyer dans leurs petites entrevues, lui et Paul Toungi, son homologue gabonais, gendre du cher disparu.Belle tartuferie !
Qu' en pense « l'homme de la rue » gabonais ?
On le saura peut-être si les journalistes font mieux que ce qu'il ont fait jusqu'à présent .Gardez espoir, et portez vous bien.
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jeudi 7 mai 2009
Un sauvage polygame à la tête de l'Afrique du Sud

AFP
Vivement que Zuma vienne en visite officielle en France. Il pourrait y rencontrer Hélène Carrère d'Encausse par exemple. La France, si pressée de donner des leçons de droits de l'Homme (droidelommisme?) n'en serait pas à une contradiction près.
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Jez
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samedi 31 janvier 2009
Révolte aussi à Antananarivo

Afrik.comMagasins fermés, grand marché désert. Antananarivo est devenue, jeudi, « une ville morte » suite à l’appel lancé par le maire de la capitale malgache. Andry Rajoelina, le principal opposant au régime de Marc Ravalomanana a appelé, mercredi, la population à observer une journée « ville morte » pour que le gouvernement arrête les meurtriers de l’adolescent tué lors des émeutes. Selon un bilan de la gendarmerie malgache, les soulèvements et les pillages ont coûté la vie, depuis lundi, à au moins 68 personnes dans le pays.
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vendredi 18 juillet 2008
Guinée Equatoriale/Zimbabwe

C'est là!
Afrique Centrale"La situation est pire qu'au Zimbabwe", a déclaré au quotidien espagnol El Pais cet opposant au régime du président Teodoro Obiang Nguema, qui dirige depuis 1979 d'une main de fer ce pays du golfe de Guinée, devenu le troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne.
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Jez
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mardi 24 juin 2008
Pour la réflexion sur les discriminations et le traitement de l'information

Les questions qu'il s'agit de se poser si on souhaite s'en poser, sont celles-ci: Y a-t-il une seule communauté nationale républicaine et si on admet qu'il n'y en a pas une mais plusieurs, y a-t-il égalité de traitement pour toutes les communautés?
Il semble évident, peut-être plus pour les habitants de la capitale que ceux de province, que ce que l'on nomme avec dédain le 'communautarisme' existe bel et bien. On peut bien sûr parler de 'Français', communauté à laquelle appartiennent bien sûr tous les Français, 'noirs', 'blancs', 'arabes', 'juifs', 'asiatiques', 'musulmans', 'chrétiens', 'bouddhistes' etc. Dans ce cas, on est obligé déja d'arriver à la conclusion qu'il y a au moins une autre communauté: celle des non-français, les 'étrangers', les 'immigrés'.
Cependant, même à l'intérieur de la communauté des 'Français', il semble évident qu'on doit parler de communautés diverses et variées, c'est à dire justement ceux énumérés plus haut. Juste pour la précision, bien que cela paraisse évident, cette liste est généralisante, puisqu'il existe, entre autres, des 'noirs' de divers pays et de cultures, ainsi que des 'arabes', des 'juifs' et des 'asiatiques'. Il en va de même pour les communautés religieuses. Ces communautés n'ont pas attendu la création d'organismes tels le CRIF, le CCM ou le CRAN pour exister.
Bien. Ayant addressé ce point, que peut-on dire de la manière dont ces communautés sont traitées? Ce n'est pas 'communautariste' que de poser cette question. C'est vouloir addresser la réalité. On peut déja admettre que les immigrés sont traités d'une manière particulière, ne serait-ce que par le fait qu'ils sont sujets à des contrôles administratifs auxquels ne sont pas sujets les Français. Qu'on soit d'accord ou non avec cette réalité, on ne peut pas la nier.
Pour ce qui est des contrôles d'identité, aggressifs ou non, en théorie toute personne, immigrée ou française est sujette à des contrôles d'identité. Il semble pourtant clair, lorsqu'on s'informe que les personnes au teint foncé ou aux traits non-européens voire les personnes au comportement jugé 'suspicieux' (quoi que ce terme puisse signifier) ont plus tendance à être controlées que les 'blancs' ou ceux ayant un comportement jugé 'normal'. Lorsqu'on s'y intéresse de plus près, on apprend que ces contrôles sont très souvent abusifs et aggressifs.
Venons en aux actes de violences. On peut parler des violences policières auxquels on a déja fait allusion ci-dessus. Ces violences ne se limitent pourtant pas aux contrôles. On parle assez souvent de 'bavures'. Ces 'bavures' semblent concerner avant tout les immigrés, le plus souvent dans le cadre d'expulsions du territoire, mais aussi des Français ou autres personnes en situation régulière. Lorsqu'on entend parler de ces 'bavures' les victimes semblent le plus souvent être des 'non-blancs'.
D'autres inégalités de traitement concernent le traitement par les médias et les responsables politiques.
On ne peut pas dire que les médias ne rapportent pas du tout les actes racistes anti-arabes ou anti-noirs. Ce qu'on peut dire par contre, c'est que ces actes sont le plus souvent rélégués en bas de l'échelle d'importance des informations. Lorsqu'un meurtre ou une agression est jugé antisémite (voire anti-Chti!), l'information est à la 'une' pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines ou plus encore. Comme l'a dit un réprésentant de la communauté juive dans le cadre du meurtre d'Ilan Halimi, de tels meurtres sont rares (il serait le premier juif tué pour son appartenance ethnico-religieuse depuis la seconde guerre mondiale). On pourrait donc comprendre que cela choque particulièrement (même si les actes antisémites non-meurtrières sont quelque peu plus fréquents). Cependant, est-il acceptable que des violences racistes (autres que'antisémites) provoquent moins d'indignation de la part des médias? Il en va de même pour les réactions politiques. Est-il normal, que des leaders politiques jugent un incident avant qu'une enquête aie eu lieu? Pourquoi le font-ils pour des violences à l'encontre de personnes juives et non pour celles à l'encontre de noirs ou d'arabes?
Ceci nous mène donc au traitement socio-médiatico-politique des inégalités. Il ne viendrait pas à l'esprit de dire que les protestants de France constituent une communauté menacée ou oppimée aujourd'hui. Pourtant, il s'agit bien d'une minorité dans ce pays et une communauté qui dans le passé a connu l'oppression. La raison est normale: depuis plusieurs siècles les protestants ne sont en effet pas opprimés. Mais qu'en est-il des juifs? Bien sûr la collaboration française dans l'holocause perpétré à l'encontre de juifs par le régime nazi remonte à seulement soixante ans. Cependant, comme on l'a dit plus haut, les actes antisémites et plus encore les meurtres antisémites restent aujourd'hui plutôt rares en France, surtout si on les compare aux autres violences et meurtres racistes. De plus, comme on a souvent eu le cas d'en parler, les poursuites et les jugements à l'encontre d'actes ou de paroles xénophobes restent clairement biaisés en faveur des actes ou des paroles antisémites. La négation de l'holocauste juif, un holocauste vieux de soixante ans comparé aux écrits et caricatures islamophobes qui caractérisent une xénophobie bien actuelle en sont un exemple pertinant. On peut bien sûr prendre position pour la liberté d'expression, mais elle doit alors être défendue dans tous les cas, et on ne doit pas perdre de vue les divergences entre les traitements xénophobes dont sont victimes certaines communautés comparées à d'autres. Même si on défend aussi bien le droit d'expression d'un auteur ou d'un caricaturiste islamophobe que celui d'un négationniste (de l'holocauste juif), on ne doit pas ignorer la réalité qui est qu'aujourd'hui toutes les communautés ne sont pas opprimées da la même manière. En France comme à l'étranger les populations musulmanes, arabes et africaines ainsi que d'autres populations plus ciblées (Birmans, Tibétains, Haïtiens...) sont victimes d'oppressions dont d'autres populations, y compris les populations juives, ne le sont pas ou le sont beaucoup moins. Il ne s'agit pas d'établir une concurrence des victimes. Il ne s'agit pas non plus de dire que tel génocide serait plus grave ou moins grave qu'un autre. Il s'agit de traiter l'information avec lucidité et honnêteté.
Publié par
Jez
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23:08
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