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mercredi 23 septembre 2009

Ahmadinejad sur France 2 et la mésinformation dans le style Figaro



Puisque le Figaro n'imprime pas les paroles du Président Ahmadinejad comme ils sont traduits par l'interprète dans la vidéo postée sur le site du même journal, voici les propos de Monsieur Ahmadinejad à propos de Monsieur Sarkozy, notre président ultra-conservateur dans bien des domaines, ultra-girouette dans d'autres, traduits par l'interprète. Faites-vous vous-même votre idée en évoutant la vidéo (en espérant que l'interprète fait un bon boulot!) plutôt qu'en lisant cet article non-neutre.


Je voulais dire que Monsieur Sarkozy s'ingère dans les affaires intérieures de notre nation. Moi, j'ai aussi le même avis. Je pense que le peuple français mérite de meilleurs dirigeants. La colère de Monsieur Sarkozy, pour nous, n'est pas fiable.

vendredi 7 août 2009

Purée Froide se réchauffe


Un ancien article de PLPL, ancètre du Plan B

La guerre est déclarée. Franz-Olivier Giesbert l’a annoncé sur France 3 : le clash des civilisations oppose « bavereziens » et « duhaméliens ». Pour l’essayiste Nicolas Baverez, la France « tombe » parce qu’elle n’a pas fait assez de « réformes » thatchériennes. Pour l’éditorialiste Alain Duhamel, la France n’est pas tout à fait « tombée » parce qu’elle a déjà entrepris quelques « réformes » thatchériennes. Les médias adorent ce genre de « débat » acharné : faut-il plus de capitalisme et de privatisations (Baverez) ? Ou faut-il… continuer à faire plus de capitalisme et de privatisations (Duhamel) ? « Déclin ! », piaille l’un ; « désarroi ! », piaule l’autre. Le 10 octobre 2003, Le Point, hebdomadaire de François Pinault (dont Alain Minc est l’homme de confiance, Giesbert le directeur et Béachèle l’homme de lettres), hurle en couverture : « Débat : Déclin ? L’affrontement Baverez-Duhamel. » Un « affrontement » ? Non, une boucherie…

jeudi 16 juillet 2009

Entretenir la peur pendant les grandes vacances


CQFD

Ha, revoilà le péril islamiste ! Ce coup-ci emballé dans un beau drap. À vrai dire, elle est plutôt sympa, la nana en burqa : elle est restée pendant les vacances, disponible, pour nourrir les pages ensablées des journaux et leur exotique « choc des civilisations ».

mardi 30 juin 2009

Home ou l'écologie acceptable


Là-bas si j'y suis

C’était beau, c’était très très beau, au début. Il y avait la nature, l’innocence, et puis, et puis, l’homme est arrivé et il a tout gâché.
C’est le thème du film de Yann Arthus-Bertrand, vu par 17 millions de personnes et diffusé dans le monde entier sur tous les supports.
Un film de propagande d’Etat, financé par François-Henri Pinault, PDG du groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute).
Retour sur un bel exemple d’éco-tartufferie (*).
Un reportage de Renaud Lambert
(*) le très a-propos néologisme imaginé par le journal "La décroissance"... à lire et à ce sujet, et bien d’autres
Liens :
- La Décroissance
Le journal qui traque les écotartuffes depuis plus longtemps que nous.
- Les éco-tartuffes
Un film de Sophie Divry, du journal "La Décroissance"

jeudi 2 octobre 2008

Faire la guerre pour faire l'Europe



Si tu veux l’Europe, prépare la guerre

« L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre », rappelait Robert Schuman en annonçant, le 9 mai 1950, la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier. Quelques jours plus tôt, Jean Monnet lui avait soufflé un slogan : « Faire l’Europe, c’est faire la paix (1). » La paix : aspiration des peuples meurtris par deux conflits mondiaux et menacés d’un troisième, elle justifia la construction du Marché commun. Puis elle fournit un argument décisif lorsqu’il fallut valider la monnaie unique par les urnes alors que les nationalismes embrasaient les Balkans. Peu avant le référendum sur le traité de Maastricht de septembre 1992, Jacques Delors prêchait ainsi : « On ne peut dire que “oui”, oui à la paix, oui à la compréhension entre les peuples » (L’Yonne républicaine, 24 août 1992). En 2005, les partisans de la Constitution européenne expliquèrent à nouveau : « Il nous est demandé de choisir entre la routine de la guerre et l’aventure de la paix (2). »
Las ! Après les « non » français, néerlandais puis irlandais, l’heure aurait sonné, nous explique le journaliste Jean Quatremer, de remiser « cette vision du monde “woodstockienne” » au grenier des idées mortes. Pour secouer l’indolente populace européenne d’un souffle plus viril. « Et si Vladimir Poutine avait rendu un service à la construction européenne en envahissant la Géorgie ? », s’interroge-t-il dans Libération (9 septembre). Puisque rien ni personne n’est parvenu à cheviller l’amour de l’Union au corps des citoyens, « on peut se demander si un “ennemi” n’est pas la condition sine qua non, surtout pour une société européenne qui n’a même plus conscience du confort dans laquelle elle vit, pour qu’émergent une identité commune et un sentiment d’appartenance. » Lesquels tardent à se manifester. « En clair, développe Quatremer, la guerre ou plutôt la possibilité d’une guerre est la condition pour que l’Union s’affirme selon les mêmes mécanismes qui ont permis aux Etats-nations de se construire. » Les affrontement dans le Caucase en offrent l’occasion, poursuit le correspondant de Libération à Bruxelles, bien en phase avec la ligne farouchement atlantiste de son journal. « Le choix qui se pose désormais à l’Union est brutal : la soumission ou l’affirmation de sa puissance militaire. » Un demi-siècle après le traité de Rome, il ne s’agirait plus de faire l’Europe pour faire la paix. Mais de faire la guerre pour faire l’Europe.

Pierre Rimbert.


(1) « Mémorandum Monnet » du 3 mai 1950.

(2) Philippe Val, Le Référendum des lâches, Le Cherche Midi, Paris, 2005, p. 113.

dimanche 25 mai 2008

Nicolas Sarkozy invente des chiffres et les médias les relaient sans sourciller



Les mots ont un sens

4000 heures de travail par an, c'est le rythme de travail des grutiers d'Anvers et de Barcelone, selon Nicolas Sarkozy, soit 11 heures par jour sur 365 jours par an, soit 77 heures par semaine sur 52 semaines par an. Quand l'OIT (*) (Organisation Internationale du Travail) interdit des cadences de plus de 48 heures par semaine.


Là-bas (cliquez sur le deuxième segment et soyez patients quelques secondes!)

mardi 11 mars 2008

Pouvoir d'achat : écran de fumée


Agoravox

En France, les 10 % les plus pauvres ne perçoivent que 3 % de la masse totale des revenus tandis que les 10 % les plus riches en reçoivent 24,8 % (source : "l’Observatoire des inégalités"). Voilà le problème, et sans doute le seul vrai problème concernant le pouvoir d’achat : les inégalités sociales restent bien trop fortes dans notre pays et c’est à ce mal qu’il faut avant tout s’attaquer.
En effet. D'ailleurs, si l'on en croit Michel Rocard, pour qui soit dit en passant "la lutte des classes a fait son temps"*, une certaine disparité est tout à fait éthique. Le Monde
Dès la fondation du capitalisme, nombreux furent ceux qui remarquèrent qu'il avait d'autant plus besoin d'éthique qu'il avait moins besoin de règles. Les créateurs de la théorie économique qui l'encadrait étaient presque tous des moralistes : Adam Smith, David Ricardo, François Quesnay… Et l'un des plus rudes patrons industriels de la première moitié du XXesiècle, Henry Ford, estimait que la capacité du capitalisme à éviter les règles étatiques paralysantes était directement liée à sa capacité de s'imposer une éthique exigeante. Notamment, par exemple, le principe qu'un patron ne saurait se payer plus de quarante fois le salaire moyen de ses salariés. Cette règle fut respectée jusque vers les années 1990.
*interviewé en compagnie d'Ernest-Antoine Seillière par Pierre Carles dans Volem Rien Foutre Al Pais

mercredi 28 novembre 2007

Embrasement


Embrasement

01:18:52


On parle de la police comme armée adverse. On parle de guerilla urbaine. On parle d'émeutes ou bien de révolte. On parle de casseurs professionnels.
Et si toutes ces déscriptions étaient vraies? Les policiers sont évidemment des êtres humains et donc par définition ils ont peur, craignent pour leur vie, celle de leurs collègues. Ils sont sans nul doute sujet au stress devant insultes, attaques, qu'elles soient à l'arme à feu ou à jets de projectiles. Bien évidemment, ces policiers ont choisi leur emploi, même si comme tant d'autres ils cherchent simplement à subvenir à leurs besoins.
Il est évident que les origines des violences urbaines sont en amont: ghettos, chômage, racisme institutionnel. Il y a cependant aussi les intimidations, les violences voire même les meurtres dus à la police. Comme à la guerre dite conventionnelle, les policiers sont des soldats, des pions utilisés par le pouvoir méprisant, violent, meurtrier. Il y a ceux, nombreux qui sont victimes de ce pouvoir qui les envoient en première ligne, mais il y a aussi ceux qui assouvissent leur désir de violence.
Et puis, il y a les irresponsables politiques et syndicaux (j'ai la nette impression que ces derniers ne sont pas des policiers des banlieues), qui parlent avec mépris, violence, malhonnêteté. Outre les paroles fascisantes de notre ancien-ministre-de-l'intérieur-président sur le nettoyage des banlieues, il y a le communautarisme policier des leaders syndicaux policiers. On aurait passé un cap avec l'utilisation d'armes à feu contre la police. Si tel est le cas, ce cap est dépassé depuis belle lurette en sens inverse. 'Bavures' policières, bastonnades, 'flashballs', insultes racistes et homophobes. Si l'on en croit les témoignages dans les medias depuis des années (ignorés et parfois même niés), ce serait le lot quotidien des 'jeunes' du ghetto...euh pardon: de la cité.
Insulte suprème: l'omniprésident Sarkozy nous dit que ces quelques individus ayant tenté d'assassiner des policiers se retrouveront devant la cour d'assises. Et les médias de nous rassurer, que la justice est allée vite avec les fauteurs de trouble. Rappelez-vous ce jeune venu en France assister à l'enquête sur la mort-en-commissariat de son père voila cinq ans. Aujourd'hui on veut le renvoyer chez lui, alors que l'enquête n'est pas terminée. Et qu'en est-il de l'enquête sur Zyed et Bounna dont les morts on 'mis le feu aux poudres' il y a deux ans? La justice, en effet va vite. Dans certains cas.



dimanche 25 novembre 2007

De la comparaison


Eric Zemmour, et je reste poli, reprend tatie Danielle (oui celle de tonton) sur sa comparaison de la reconduite aux frontières d'enfants sans papiers avec la dénonciation d'enfants juifs par des profs durant l'occupation nazie. La comparaison serait fallacieuse, d'après le petiti con (oh! pardon, ça m'a échappé...), car d'abord en général ces jeunes ne seraient pas renvoyés chez eux (non, on ne demande à leurs enseignants que de les dénoncer...pas si grave...), et parce-que nous serions aujourd'hui en démocratie. Et tatie, obligée (c'est une émission de grande écoute après tout, Laurent Ruquier ne permettrait pas de débat trop profond) de rétorquer (et Zemmour ne la contredit pas sur ce point) que cette démocratie est une dictature économique. Eh bien moi, je dis plus: c'est une dictature populiste et impérialiste. Ce n'est pas l'économie qui oblige nos élus à renvoyer des gens vers la misère voire la torture et la mort. C'est le populisme. Quand on ne veut pas expliquer pourquoi il y a du chômage, pourquoi le sacro-saint pouvoir d'achat est réduit, pourquoi des gens dorment dans la rue, pourquoi on ferme des tribunaux sans en re-créer, pourquoi l'éducation et la culture fait l'objet d'économies et pas la défense, pourquoi la France doit continuer à se méler des affaires des autres, eh bien il est bien plus facile de jouer les gros bras avec ceux qui viennent d'ailleurs chercher un acceuil et un peu de fraternité. Encore l'autre jour, Valérie Pécresse, la préposée du petit Nicolas à l'université et la recherche, expliquait à Renaud qu'on ne pouvait pas "aceuillir toute la misère du monde". Ca rappelle un certain premier ministre socialiste, mais passons. Que veut dire cette phrase? Toute la misère du monde serait-elle à nos portes? Tous les algériens menacés par des terroristes islamistes et/ou gouvernementaux et dont le pays a été pillé et les aïeux opprimés par les nôtres, nous léguant ainsi les richesses volées, seraient-ils au large de Marseille? Et les Sénégalais, les ivoiriens, les camerounais, les marocains, les tunisiens etc etc.? Ceux-là, dont les ancètre colonisés par les nôtres ont servi la France, on participé à la libérer nous permettant aujourd'hui de vivre non seulement bien (luxueusement de leur point de vue) mais aussi libre. Frappent-ils tous à nos portes? Sommes-nous sur le point d'être envahis à nouveau par des troupes ennemies? Nous autres humanistes serions nous tels ceux qui voulurent négocier avec Hitler en 1938? Bougre!