
Le Mur de Berlin n'est ni le premier ni le dernier mur de l'histoire. On voudrait pourtant le faire passer pour une anomalie de l'histoire. On l'appèlle le mur de la honte comme si les autres murs étaiend s'une manière ou d'une autre plus justifiés. Comme dirait l'autre, l'histoire est écrite par les vainqueurs ou encore on ne juge pas de la même façon nos ennemis et nos alliés.
Le Mur de Berlin était appelé Schutzwall (rempart de sécurité) par les dirigeants de la RDA. Pour eux, il devait protéger l'aventure 'socialiste' contre la 'fascisme capitaliste'. Nos historiens officiels appèllent cela de la propagande. Soit. Mais qu'en est-il des autres 'remparts de sécurité' dans le monde. On aime bien pointer du doigt les régimes 'soviétiques' qui empêchaient leurs citoyens de sortir. Mais qu'en est-il de ces murs/barièrres qui empêchent les individus de rentrer, même lorsque leur vie est en danger, et qui plus est qui fuient des pays ou nos armées font la guerre? A Ceuta et Melilla des grillages empêchent des Africains de fuir la misère et chercher la sécurité chez leurs ex-colonisateurs. A Tijuana, les gardiens du 'monde libre' tirent sur les Latinos cherchant refuge dans cet eldorado qui affame toujours plus les populations du sud. En Palestine, le client des 'démocraties éclairées' (lui-même 'seule démocratie du moyen-orient') construit un mur pour empêcher la population de rejoindre leurs terres, leurs villes, leurs familles. Pour bon nombre d'entre eux il n'est même pas possible de sortir de leur ville de résidence, ce qui n'était pas le cas en RDA. En effet, on aime bien pointer du doigt ce 'régime' qui interdisait sa population de passer à 'l'Ouest', ce havre de paix et de démocratie, mais il ne leur était pas interdit de voyager dans le 'bloc soviétique'. Sans doute que tous n'en avaient pas les moyens, mais quelle part des populations occidentales ont les moyens de quitter leur ville, leur pays? Les citoyens du monde 'capitaliste' sont-ils plus libres de se déplacer que ne l'étaient ceux du monde 'soviétique'? La question reste en suspens, tant elle n'intéresse personne. Ou presque.
mercredi 11 novembre 2009
Des murs et de la liberté
vendredi 31 juillet 2009
France Info, la seule radio de mésinformation en continue

Quelques infos du jour en bref
* Birmanie, Aung San Suu Kyi est enfermée pour avoir hébergé un Américain.
Le cas de Claudine Louis, Française jugée à Foix (Ariège) pour avoir hébergé un jeune Afghan chez elle, n'apparait pas dans une recherche Google en lien avec le site www.france-info.com
* La police espagnole est en état d'alerte alors que L'ETA, groupe 'séparatiste' basque, qui aurait tué deux 'gardes civils' à Majorque hier, fête ses cinquante ans. Ce que la radio d'information ne dit pas, c'est qu'il y a cinquante ans, l'Espagne était déja sous le règne du 'Caudillo' Franco. Quand on sait que l'actuel chef de l'état, Juan Carlos de Bourbon fut désigné comme successeur par le leader fasciste, on se demande si la continuité est vraiment limitée à l'organisme basque.
*Le bio ne serait pas plus sain que le non bio d'après des chercheurs s'étant penchés sur la question. Voila. Et maintenant que notre unique radio d'information continue nous a asséné cette découverte, place au micro trottoir de rigeur avec des consommateurs bio. Analyser les résultats de la recherche? Les expliquer? Les critiquer? Il sembelrait que cela ne relève pas de l'information.
Publié par
Jez
à
22:34
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Libellés : bio, Birmanie/Myanmar, désinformation, espagne, médias, résistance
