mardi 30 décembre 2008

Invasion probable de Gaza

Alain Gresh

Le dimanche 28 au matin, les agences de presse annonçaient que l’armée israélienne massait ses troupes terrestres autour de Gaza. Les bombardements avaient repris, les raids israéliens ayant cette fois touché notamment une mosquée et une station de télévision. Selon le ministre de la défense Ehoud Barack, il ne saurait être question d’un cessez-le-feu : « Il faut changer les règles du jeu »Israel resumes Gaza bombardment », Al Jazeera English, 28 décembre).

dimanche 28 décembre 2008

Israël pret à envahir Gaza





ISM France

Un nuage de fumée noire tournoie au-dessus de la ville de Gaza, ce samedi après-midi, après une frappe israélienne sur des cibles dans la bande de Gaza. Les sources médicales palestiniennes estiment que les attaques ont fait au moins 275 morts palestiniens et 900 blessés (mise a jour 28.12 matin)

vendredi 12 décembre 2008

La SNCF terroriste?

La Nouvelle République

« Par souci d'économie, on a augmenté sensiblement le pas de maintenance, c'est-à-dire le temps entre l'installation de la caténaire et le moment où on effectue la première surveillance », explique Gilles Crespin. « Avant, ce pas était fixé à deux ans, on est passé à un an et demi puis à deux ans. Pourquoi ? Parce que RFF nous donne moins d'argent : c'est en effet nous, agents SNCF, qui sommes prestataires de service pour RFF. »




lundi 8 décembre 2008

Profanation(s)


Je me souviens très bien de la profanation du cimetière juif de Carpentras en 1990. J'avais alors 14 ans. Je me demande qui se souvient des profanations de cimetières musulmans depuis 2003 à Thiais, Strasbourg, Haguenau, Notre-Dame-de-Lorette, et encore hier soir dans cette même ville (cimetière militaire). Aujourd'hui même, au journal Inter-Treize de France-Inter, le présentateur a ressenti la nécéssité d'informer les auditeurs du fait que ce n'était 'pas la première fois'. Ce fait divers a été expédié en à peine plus d'une minute à la 22ème minute de ce journal de trente minutes. Un promeneur aurait découvert cette profanation avec croix-gammées et tout le flon-flon. Ce fait divers a été jugé moins important que la guerre civile du PS et le sacre par le Roi Sarko I du nouveau Cardinal de l'UMP, sa sainteté Xavier Bertrand. Pour la journaliste en place, cela rappelle les affaires précédentes (dont elle a sans doute pris connaissance le matin même), mais pas un mot, pas une référence à la profanation de Carpentras. Les ressemblances troublantes, l'idéologie néo-nazie tout du moins, ne semble pas sauter aux yeux de nos chers informateurs. Il semblerait qu'il y aie une hiérarchisation des victimes à l'antenne.

jeudi 2 octobre 2008

Faire la guerre pour faire l'Europe



Si tu veux l’Europe, prépare la guerre

« L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre », rappelait Robert Schuman en annonçant, le 9 mai 1950, la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier. Quelques jours plus tôt, Jean Monnet lui avait soufflé un slogan : « Faire l’Europe, c’est faire la paix (1). » La paix : aspiration des peuples meurtris par deux conflits mondiaux et menacés d’un troisième, elle justifia la construction du Marché commun. Puis elle fournit un argument décisif lorsqu’il fallut valider la monnaie unique par les urnes alors que les nationalismes embrasaient les Balkans. Peu avant le référendum sur le traité de Maastricht de septembre 1992, Jacques Delors prêchait ainsi : « On ne peut dire que “oui”, oui à la paix, oui à la compréhension entre les peuples » (L’Yonne républicaine, 24 août 1992). En 2005, les partisans de la Constitution européenne expliquèrent à nouveau : « Il nous est demandé de choisir entre la routine de la guerre et l’aventure de la paix (2). »
Las ! Après les « non » français, néerlandais puis irlandais, l’heure aurait sonné, nous explique le journaliste Jean Quatremer, de remiser « cette vision du monde “woodstockienne” » au grenier des idées mortes. Pour secouer l’indolente populace européenne d’un souffle plus viril. « Et si Vladimir Poutine avait rendu un service à la construction européenne en envahissant la Géorgie ? », s’interroge-t-il dans Libération (9 septembre). Puisque rien ni personne n’est parvenu à cheviller l’amour de l’Union au corps des citoyens, « on peut se demander si un “ennemi” n’est pas la condition sine qua non, surtout pour une société européenne qui n’a même plus conscience du confort dans laquelle elle vit, pour qu’émergent une identité commune et un sentiment d’appartenance. » Lesquels tardent à se manifester. « En clair, développe Quatremer, la guerre ou plutôt la possibilité d’une guerre est la condition pour que l’Union s’affirme selon les mêmes mécanismes qui ont permis aux Etats-nations de se construire. » Les affrontement dans le Caucase en offrent l’occasion, poursuit le correspondant de Libération à Bruxelles, bien en phase avec la ligne farouchement atlantiste de son journal. « Le choix qui se pose désormais à l’Union est brutal : la soumission ou l’affirmation de sa puissance militaire. » Un demi-siècle après le traité de Rome, il ne s’agirait plus de faire l’Europe pour faire la paix. Mais de faire la guerre pour faire l’Europe.

Pierre Rimbert.


(1) « Mémorandum Monnet » du 3 mai 1950.

(2) Philippe Val, Le Référendum des lâches, Le Cherche Midi, Paris, 2005, p. 113.

lundi 22 septembre 2008

Val fait pipi à la culotte

Le Plan B



Rencontre Val-BHL chez Chancel à la neuvième minute. Je n'ai lu ni "Le référendum des lâches" de Ph. V., ni quoique ce soit de Jürgen Habermas. Cependant le rapprochement entre quoique Val aie pu écrire et quoiqu'un philosophe (Allemand qui plus est!) et sociologue aussi réputé que Habermas (tellement réputé que je le prenais pour un contemporain de Kant ou Hegel!) aie pu écrire, en dit long sur les qualités de philosophe de l'entarté national. Du pur plaisir carlésien cette vidéo!

lundi 15 septembre 2008

Lu dans la presse



Metro (quotien gratuit)

En bref Israël. le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a affirmé samedi soir que son mouvement souhaitait qu'un accord intervienne le "plus rapidement possible" pour la libération de prisonniers palestiniens en échange du soldat israélien Gilad Shalit. Celui-ci est détenu à Gaza depuis plus de deux ans.

A en croire Metro, les prisonniers palestiniens sont sans noms. Pas plus le franco-palestinien abandonné par Sarkozy Salah Hamouri que Obaidah A. ni quelconque autre prisonnier palestinien qu'il aie du 'sang sur les mains' ou non. Seul le soldat-prisonnier Shalit a un nom.