Votre mouvement s’inspire des valeurs du 8 Mai 45 ; que signifie cette date pour vous ? C’est une date politique parce qu’elle renvoie à la fin de la France de Vichy, le rétablissement de la République et l’Etat de droit, et c’est justement ce jour là que la France républicaine commet un massacre. La France qui a la prétention d’être égalitaire, républicaine, droitdelhommiste, (et là on ne peut pas dire que c’est la France de Vichy qui commet un massacre) envoie son armée massacrer des Algériens qui voulaient la même chose que les Français, c’est-à-dire leur liberté, c’est éminemment politique. Mais, finalement, rien n’a changé maintenant. 64 ans après, la France entretient toujours les mêmes contradictions, à savoir une France qui prétend être universaliste, droitdelhommiste alors qu’elle discrimine à grande échelle. Elle cultive toujours le même rapport impérialiste en Afrique et par rapport à Israël. On ne peut pas être le pays des droits de l’Homme et impérialiste à la fois. Ni être le pays des droits de l’Homme et discriminer les issus de l’immigration et les considérer comme des sous-citoyens, c’est-à-dire des indigènes. La date du 8 Mai 45 est intéressante du fait qu’elle montre que le racisme n’est pas du tout un accident de l’histoire de la France, mais il est inhérent à la République. Comme le massacre du 17 octobre 1961 à Paris n’est pas un accident. La France a fait la même chose avec les juifs. C’est pour cela que le mouvement des indigènes de la République est un mouvement politique qui a la prétention de vouloir réformer la France dans ses structures. Le Parti des indigènes de la république (PIR) existe depuis 2005. Sa création a provoqué un énorme tollé chez les intellectuels et dans la presse notamment de gauche parce que nous apportons un éclairage nouveau sur la société concernant les gens issus de l’immigration en France sur la base d’une idée selon laquelle la France reste un pays colonial. Ses institutions, ses lois, la manière dont elle perçoit les gens issus de l’immigration est un héritage colonial. A partir de là, nous considérons que le racisme en France est structurel, n’est pas du tout circonscrit au Front national (FN) de Jean Marie Le Pen. Il traverse la société de part en part. C’est justement cela qui n’a pas été dit par la gauche. Nous pensons que seuls les rapports de force peuvent changer la réalité sociale en France dans le sens d’un pays moins raciste.
Indigènes de la République
vendredi 29 mai 2009
Interview de Houria Bouteldja
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Jez
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23:43
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Libellés : anti-colonialisme, assimilation, houria bouteldja, indigènes, intégration
vendredi 15 mai 2009
Discours de Houria Bouteldja et mise au point sur les 'ennemis de nos ennemis'
Nous nous en serions probablement moins souciés si Dieudonné ne bénéficiait d’une surexposition médiatique, entretenue à dessein par nos adversaires pour stigmatiser à travers lui l’ensemble des communautés noires, arabes et musulmanes. Mais le plus grave est que le débat nécessaire sur le sionisme et la politique européenne (et française) vis-à-vis de l’Etat d’Israël a été ainsi occulté par une polémique sur la personnalité et le rôle de Dieudonné.
Qu’on ne nous dise pas que Dieudonné est un humoriste ou qu’il subvertit la politique en transgressant les lignes rouges. Le message qu’il communique aux nôtres à travers ses prises de position politiques est extrêmement dangeureux : l’extrême-droite est une « victime » du système politique, l’extrême-droite est antisioniste, l’extrême-droite est nationaliste tout comme nous, l’extrême-droite est donc notre alliée « naturelle ». Rien n’est plus faux ! L’extrême-droite n’est pas une « victime » du système politique, elle en est le produit ; elle constitue la tendance la plus dure du racisme français ; l’extrême droite n’est pas antisioniste (certains de ses courants sont pro-sionistes par haine des Arabes, d’autres se déclarent solidaires du peuple palestinien par haine des juifs en tant que juifs) ; quant au nationalisme de l’extrême-droite, c’est un nationalisme parfaitement impérialiste, colonialiste et raciste qui n’a rien à voir avec notre lutte pour la libération nationale des peuples opprimés.
En s’alliant avec l’extrême-droite, quel que soit le visage qu’elle se donne, Dieudonné et ses semblables ("la banlieue s’exprime", Kemi Seba, Centre Zahra, etc....) effacent sans scrupules plus de quarante ans de lutte de l’immigration contre l’extrême-droite ; ils insultent la mémoire de tous ceux qui se sont battus contre le colonialisme. Que Dieudonné en soit conscient ou non, il fait ainsi le jeu du sionisme qu’il prétend combattre.
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Jez
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09:33
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Libellés : anti-colonialisme, antisionisme, Dieudonné, houria bouteldja, indigènes, La banlieu s'exprime, Parti Anti Sioniste, racisme
mardi 12 mai 2009
Fiers d'être Français?
Ci-dessus, vidéo mise en ligne par Prochoix (Caroline Fourest)
Interview de Dieudonné sur Fluctua.net. Cliquez pour voir!
Bon, eh bien outre le choix un peu ridicule - désolé Joey Starr! - de la grande intéllectuelle-journaliste-sociologue-reporteur Caroline Fourest pour illustrer le terrorisme intellectuel qu'elle mène à l'encontre de dissidents tels Dieudonné ou Tariq Ramadan, il est tout de même intéréssant de noter une similitude entre les mots de Joey Starr et ceux Dieudonné. Rappellez-vous: l'ennemi de mon ennemi n'est pas forcément mon ami. Et de la même manière, l'ami de mon ami n'est pas non plus forcément mon ami!
Venons en au sujet. Que nous disent donc ces gaillards? eh bien, ils nous expliquent qu'il fait bon être français. Joey Starr s'intègre - que dis-je: s'assimile - tout à coup avec sa peur soudaine de la 'communauté', sa timidité face à la critique du colonialisme. Joey Starr serait-il devenu rappeur républicain?
Et Dieudonné? Eh bien, pour lui, si les jeunes issus de l'immigration ont la haine du drapeau ou de l'hymne républicain, la faute revient purment et simplement au mouvement anti-raciste de SOS Racisme ou de la Licra. Ils auraient fabriqué une peur du 'petit blanc' raciste peronnalisé par le Front National. Bon, laissons de côté le borgne ridicule qui sert bien évidemment d'épouvantail au système. (Il est vrai que Dieudonné militait à l'époque lui aussi contre le FN, mais chacun a le droit de nuancer ses opinions, voire de changer carrément de combat.) Cependant, Dieudonné voudrait-il nous faire croire qu'il n'y a pas d'autre haine possible pour l'enfant d'immigré que celle du raciste lepéniste inventée par les professionnels de l'antiracisme? N'est-il pas vrai, au contraire, que ces associations ont participé à occulter (peut-être de façon involontaire, voire instrumentalisés par le pouvoir) le racisme institutionnel de la République et qu'à présent ils se détournent même de leur combat d'antan pour soutenir l'industrie de l'Holocauste (le titre d'un des livres de l'universitaire américain Norman Finkelstein)?
Pour ma part, n'étant même pas fils d'immigré (petit-fils d'immigrés fuyant le fascisme et le nazisme, oui!), je crache sur leur drapeau et sur leur hymne (enfin, je siffle!).
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Jez
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mercredi 25 février 2009
Prix du colonialiste 2009
Les prix du « colonialiste de l’année 2009 »
Prix du « massacre colonial de l’année » : Tzipi Livni
Pour le massacre perpétré par l’Etat d’Israël à Gaza (plus de 1300 morts et 8000 blessés)
-Prix « idéologue du colonialisme» : Henri Guaino
Pour sa rédaction des discours de Dakar et Toulon… ainsi que l’idée de la création d’un ministère de l’identité nationale.
Prix du « colonialisme français » : Brice Hortefeux
Pour sa chasse aux sans-papiers et la mise en œuvre du ministère de l’identité nationale.
Prix « Nostalgie du colonialisme » : Thierry Mandon ex aequo avec Alain Huygues-Despointes
Thierry Mandon, maire PS de Ris Orangis pour l’inauguration de la stèle « Algérie Française »
Le Béké Alain Huygues-Despointes pour ses propos colonialistes sur le « maintien de la race »
Prix « Françafrique » : Omar Bongo, président du Gabon
Pour sa longue carrière au service des intérêts français en Afrique
Prix de « l’entreprise colonialiste de l’année » ; Bolloré
Challenger de la mise en œuvre de la Françafrique.
Prix de la lutte anticoloniale de l’année.
Le « mika d’or» ou la « godasse d’or », Prix de la lutte anticoloniale a été attribué au peuple guadeloupéen pour sa résistance à l’ordre colonial français.
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Jez
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10:58
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dimanche 22 février 2009
Manifestation pour la Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion
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Jez
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21:04
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Libellés : anti-colonialisme, coloniamisme, Dom-Tom, France, Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion
lundi 2 février 2009
La décolonisation continue
Le Conseil exécutif,
1. PREND NOTE du rapport du Gouvernement de l’Union des Comores sur la situation dans l’Ile comorienne de Mayotte ;
2. RAPPELLE toutes les résolutions antérieures de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) sur l’Ile comorienne de Mayotte. RAPPELLE EGALEMENT que le Peuple comorien, lors du referendum du 22 décembre 1974, a exprimé sa volonté d’accéder à l’indépendance dans l’unité politique et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores ;
3. CONSIDERE que les référendums organisés les 8 février 1976 et 11 avril 1976 par l’ancienne puissance coloniale dans l’Ile comorienne de Mayotte constituent une violation grave de l’intégrité territoriale des Comores. CONSIDERE EGALEMENT que l’inscription de l’Ile comorienne de Mayotte dans la Constitution de la République française est contraire au droit international ;
4. CONDAMNE l’organisation, le 29 mars 2009, d’un référendum sur la départementalisation de l’Ile comorienne de Mayotte et EXIGE l’arrêt immédiat de ce processus ;
5. REAFFIRME l’appartenance de l’Ile comorienne de Mayotte à l’Union des Comores ;
6. DEMANDE l’instauration immédiate d’un dialogue entre l’Union des Comores et la France en vue de définir ensemble les modalités du retour de Mayotte dans l’Union des Comores ; et
7. DECIDE de réactiver le Comité ad hoc des sept sur l’Ile comorienne de Mayotte.
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Jez
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Colonialiste de l'année 2009? VOTEZ!
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Jez
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23:05
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Libellés : anti-colonialisme, coloniamisme
vendredi 22 février 2008
Semaine anticoloniale
Agenda
Ca touche à sa fin, mais il est encore temps!
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Jez
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13:30
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