lundi 5 janvier 2009

Un appel depuis Jérusalem

Michel Warschawski

Notre appel urgent à l’ensemble des militants de la société civile est qu’ils fassent pression sur leurs gouvernements afin que ceux-ci interviennent pour mettre fin à l’effusion de sang, et d’intervenir maintenant, pas dans quelques jours ! Pour envoyer une force internationale d’interposition et de protection de la population de Gaza. Ils peuvent briser le siège naval israélien de la bande de Gaza, comme la campagne Free Gaza l’a démontré. Ils peuvent envoyer une force de protection, comme la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien en a fait preuve durant ces 8 dernières années.

vendredi 2 janvier 2009

Le prix du chocolat





Après le prix du cacao que vous avez fixé à 700F, ça coince pour son application sur le terrain. Les paysans grognent et menacent de tout bloquer. Qu’en pensez-vous ?


Vous étiez tous là à l’annonce du prix du kilogramme du cacao. Il a été précisé que c’est un prix indicatif. Une indication par rapport au marché. Qui permet aux producteurs de mieux négocier le prix de leurs produits. Bien sûr, on a dit qu’il faut que le cacao soit bien fermenté, bien séché et bien trié. Nous pensons que c’est un prix qui est applicable. Tout dépend donc de la disponibilité des acteurs de la filière. Il est vrai que nous sommes dans un système libéral. Mais nous disons que, quand un prix est fixé, tout le monde doit jouer franchement. Le planteur doit présenter du bon produit afin de négocier un bon prix. L’exportateur doit lui aussi mettre la main à la poche. Parce que, nous savons que certains d’entre eux avaient déjà pris position sur le marché. Les prix n’étaient pas à 1200 ou 1300 F CFA quand ils prenaient ces positions. Ils étaient à 1500 ou 1600 F CFA. Il y a donc des plus values les plus importantes qu’ils peuvent en soustraire afin de permettre aux paysans de se tirer à bon compte. C’est une question de négociation pour ce qui est du prix indicatif. Certains parlent de prix garanti. Nous pensons que nous en arriverons là. Tout en restant toujours dans le schéma libéral tracé par notre gouvernement. Nous discuterons dans les prochains jours avec les exportateurs de certaines préoccupations et nous pensons que dans un proche avenir, nous pourrons arriver à un prix garanti. En ce moment-là personne ne dira quelque chose. Si dans le secteur du coton, il y a un prix garanti, ce n’est pas dans le secteur du cacao, qui est un produit phare de notre économie, qui doit être épargné.. Nous pensons que dans quelques mois, avec le travail que nous abattons en ce moment, nous atteindrons cet objectif.


Puerto Cacao


Choc'Ethic s'engage:

Envers les petits producteurs

A acheter les fèves de cacao torréfiées et concassées à un prix minimum garanti de 3,46 Euros/Kg en cas de baisse des cours
de cacao.





mardi 30 décembre 2008

Invasion probable de Gaza

Alain Gresh

Le dimanche 28 au matin, les agences de presse annonçaient que l’armée israélienne massait ses troupes terrestres autour de Gaza. Les bombardements avaient repris, les raids israéliens ayant cette fois touché notamment une mosquée et une station de télévision. Selon le ministre de la défense Ehoud Barack, il ne saurait être question d’un cessez-le-feu : « Il faut changer les règles du jeu »Israel resumes Gaza bombardment », Al Jazeera English, 28 décembre).

dimanche 28 décembre 2008

Israël pret à envahir Gaza





ISM France

Un nuage de fumée noire tournoie au-dessus de la ville de Gaza, ce samedi après-midi, après une frappe israélienne sur des cibles dans la bande de Gaza. Les sources médicales palestiniennes estiment que les attaques ont fait au moins 275 morts palestiniens et 900 blessés (mise a jour 28.12 matin)

vendredi 12 décembre 2008

La SNCF terroriste?

La Nouvelle République

« Par souci d'économie, on a augmenté sensiblement le pas de maintenance, c'est-à-dire le temps entre l'installation de la caténaire et le moment où on effectue la première surveillance », explique Gilles Crespin. « Avant, ce pas était fixé à deux ans, on est passé à un an et demi puis à deux ans. Pourquoi ? Parce que RFF nous donne moins d'argent : c'est en effet nous, agents SNCF, qui sommes prestataires de service pour RFF. »




lundi 8 décembre 2008

Profanation(s)


Je me souviens très bien de la profanation du cimetière juif de Carpentras en 1990. J'avais alors 14 ans. Je me demande qui se souvient des profanations de cimetières musulmans depuis 2003 à Thiais, Strasbourg, Haguenau, Notre-Dame-de-Lorette, et encore hier soir dans cette même ville (cimetière militaire). Aujourd'hui même, au journal Inter-Treize de France-Inter, le présentateur a ressenti la nécéssité d'informer les auditeurs du fait que ce n'était 'pas la première fois'. Ce fait divers a été expédié en à peine plus d'une minute à la 22ème minute de ce journal de trente minutes. Un promeneur aurait découvert cette profanation avec croix-gammées et tout le flon-flon. Ce fait divers a été jugé moins important que la guerre civile du PS et le sacre par le Roi Sarko I du nouveau Cardinal de l'UMP, sa sainteté Xavier Bertrand. Pour la journaliste en place, cela rappelle les affaires précédentes (dont elle a sans doute pris connaissance le matin même), mais pas un mot, pas une référence à la profanation de Carpentras. Les ressemblances troublantes, l'idéologie néo-nazie tout du moins, ne semble pas sauter aux yeux de nos chers informateurs. Il semblerait qu'il y aie une hiérarchisation des victimes à l'antenne.

jeudi 2 octobre 2008

Faire la guerre pour faire l'Europe



Si tu veux l’Europe, prépare la guerre

« L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre », rappelait Robert Schuman en annonçant, le 9 mai 1950, la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier. Quelques jours plus tôt, Jean Monnet lui avait soufflé un slogan : « Faire l’Europe, c’est faire la paix (1). » La paix : aspiration des peuples meurtris par deux conflits mondiaux et menacés d’un troisième, elle justifia la construction du Marché commun. Puis elle fournit un argument décisif lorsqu’il fallut valider la monnaie unique par les urnes alors que les nationalismes embrasaient les Balkans. Peu avant le référendum sur le traité de Maastricht de septembre 1992, Jacques Delors prêchait ainsi : « On ne peut dire que “oui”, oui à la paix, oui à la compréhension entre les peuples » (L’Yonne républicaine, 24 août 1992). En 2005, les partisans de la Constitution européenne expliquèrent à nouveau : « Il nous est demandé de choisir entre la routine de la guerre et l’aventure de la paix (2). »
Las ! Après les « non » français, néerlandais puis irlandais, l’heure aurait sonné, nous explique le journaliste Jean Quatremer, de remiser « cette vision du monde “woodstockienne” » au grenier des idées mortes. Pour secouer l’indolente populace européenne d’un souffle plus viril. « Et si Vladimir Poutine avait rendu un service à la construction européenne en envahissant la Géorgie ? », s’interroge-t-il dans Libération (9 septembre). Puisque rien ni personne n’est parvenu à cheviller l’amour de l’Union au corps des citoyens, « on peut se demander si un “ennemi” n’est pas la condition sine qua non, surtout pour une société européenne qui n’a même plus conscience du confort dans laquelle elle vit, pour qu’émergent une identité commune et un sentiment d’appartenance. » Lesquels tardent à se manifester. « En clair, développe Quatremer, la guerre ou plutôt la possibilité d’une guerre est la condition pour que l’Union s’affirme selon les mêmes mécanismes qui ont permis aux Etats-nations de se construire. » Les affrontement dans le Caucase en offrent l’occasion, poursuit le correspondant de Libération à Bruxelles, bien en phase avec la ligne farouchement atlantiste de son journal. « Le choix qui se pose désormais à l’Union est brutal : la soumission ou l’affirmation de sa puissance militaire. » Un demi-siècle après le traité de Rome, il ne s’agirait plus de faire l’Europe pour faire la paix. Mais de faire la guerre pour faire l’Europe.

Pierre Rimbert.


(1) « Mémorandum Monnet » du 3 mai 1950.

(2) Philippe Val, Le Référendum des lâches, Le Cherche Midi, Paris, 2005, p. 113.