FIDH Rassemblement Dimanche 1er Févrierjustice en Russie!
Tristesse et colère : tous ceux qui défendent les droits et les libertés chaque jour un peu plus menacés en Russie sont sous le choc après l'assassinat, lundi 19 janvier de l'avocat Stanislav Markelov et de la jeune journaliste Anastassia Babourova qui l'accompagnait. Ces assassinats sont les deux derniers d'une liste de meurtres et d'agressions de toute sorte dont la longueur nous est insupportable. Ces derniers mois les agressions n'ont fait que se multiplier en Russie, protester ou exprimer son désaccord devient une prise de risque pour sa propre vie. La menace s'est démultipliée et la violence contre les contestataires peut prendre bien des visages. La Russie ne doit pas être condamnée, dans l'indifférence générale, à un trou noir où la justice n'aurait plus de place.
samedi 31 janvier 2009
Assassinats politiques en Russie : ASSEZ !
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Libellés : Anastassia Babourova, Anna Politkoskaïa, assassinat politique, FIDH, Russie, Stanislav Markelov
mardi 27 janvier 2009
Le comble de l'absurdité

Rue 89Considérant que les déclarations de Claude Askolovitch entrent dans le cadre de la liberté d'expression et de la liberté d'opinion, la procureure de la République a requis la relaxe. Le tribunal rendra son jugement le 3 mars.
Siné a-t-il voulu faire un amalgame entre 'Juifs' et argent? Si il l'a voulu est-ce pour autant autre chose qu'une opinion? Est-ce une diffamation contre Jean Sarkozy ou bien contre les 'Juifs'? Dans ce dernier cas, pour quelle raison JS pourrait-il porter plainte? Pour avoir été jugé hypocrite et profiteur par Siné dans sa chronique? Cela ne relèverait-il pourtant pas de la liberté d'opinion?
Si Askolovitch est relaxé d'avoir diffamé l'individu Siné ('antisémite', 'ordure'. Tiens, au fait, Siné sera-t-il poursuivi pour avoir émis l'envie de tuer Askolovitch durant son procès pour antisémitisme?), et que Siné est condamné pour avoir écrit un article jugé par des 'experts', sociologue ou président de SOS Racisme, diffamateur contre un groupe de personnes indéterminés formant prétendument un peuple, l'absurdité aura atteint son comble. En mon humble opinion. Qui n'engage personne. Que moi.
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Forum Social Mondial
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lundi 26 janvier 2009
La France engagée aux côtés d'Israël et l'Egypte au large de Gaza
La frégate française Germinal a entamé sa mission au large de Gaza
Il y a 2 jours
PARIS (AFP) — La frégate française Germinal a entamé samedi à 13H00 heure française (12H00 GMT) sa mission de lutte contre la contrebande d'armes au large de Gaza, a-t-on appris auprès de l'état-major des armées.
"Le Germinal a entamé sa mission à 13H00, heure de Paris", a déclaré à l'AFP le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major.
La présidence française avait annoncé vendredi soir le déploiement immédiat d'une frégate dans les eaux internationales, au large de Gaza, pour participer à la lutte contre le trafic d'armes, en pleine coopération avec l'Egypte et Israël.
Le Germinal, qui était engagé au sein de la Finul maritime au large du Liban, a fait route immédiatement vers sa nouvelle zone de patrouille, à quelques dizaines de milles plus au sud.
Le commandant Prazuck avait indiqué qu'elle agirait à la manière d'une "tour de contrôle maritime qui détecte tous les bateaux à portée de ses radars et permet de suivre leurs mouvements dans un rayon de plusieurs dizaine de kilomètres".
Quant à son hélicoptère de bord Panther, il doit permettre de recueillir des informations précises sur l'identité et les caractéristiques des bateaux croisant à distance.
L'Elysée a parlé "d'actions de surveillance", laissant entendre que l'équipage du Germinal verra son rôle limité à la simple surveillance visuelle à distance et n'aura pas de mandat d'intervention pour effectuer des visites à bords d'éventuels navires suspects.
Quant à la coopération avec Israël et l'Egypte, elle suppose l'échange des renseignements recueillis par le bâtiment français avec les autorités de ces deux pays, souveraines pour intervenir dans leurs eaux territoriales.
jeudi 22 janvier 2009
Des patrons solidaires
La crise relance le débat sur la rémunération des patrons. « Le rappel à l'ordre n'était pas forcément nécessaire », a jugé hier sur France Info la présidente du Medef, Laurence Parisot, après que l'Elysée a obtenu mardi soir des dirigeants de banques qu'ils renoncent à leurs bonus en contrepartie d'une nouvelle aide publique de l'Etat de 10,5 milliards d'euros. « Le geste des dirigeants des banques françaises est un geste de solidarité et je peux vous dire qu'ils s'apprêtaient tous à le faire, a estimé la patronne des patrons. Vous pouvez supprimer tous les bonus, ce n'est pas ça qui va résoudre la crise. »
Nous vivons vraiment une époque formidable!
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Les droits de l’Homme en deuil après l’assassinat de l’avocat Stanislav Markelov à Moscou
Lundi 19 janvier 2009 Stanislav Markelov, avocat russe, a été tué d’un coup de feu dans la nuque en plein centre de Moscou. Anastassia Babourova, pigiste au journal indépendant Novaïa Gazeta qui l’accompagnait a succombé à ses blessures à l’hôpital. La nouvelle est accablante.
Ce meurtre intervient à quelques jours de celui à Vienne d’Oumar Israilov, témoin dans un dossier devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme impliquant directement le président tchétchène R. Kadyrov pour actes d’enlèvements et de tortures. Il illustre une systématisation des attaques violentes contres tous ceux qui s’attaquent à l’impunité croissante en Fédération de Russie. Les défenseurs des droits de l’Homme, les témoins, les avocats et les journalistes qui interviennent dans les procès politiquement sensibles sont en danger de mort.
Stanislav Markelov, âgé de 34 ans, était connu pour son courage et son engagement en faveur du respect du droit sur l’ensemble du territoire russe, pour tous les citoyens de Russie, sans discrimination. L’indépendance de la justice était son obsession. Stanislav Markelov avait défendu de nombreux civils tchétchènes, et notamment la famille Koungaev, dont la fille, Elsa, avait été tuée en Tchétchénie par le colonel Boudanov en mars 2000. Condamné à 10 ans de prison en 2003, le colonel Boudanov avait été remis en liberté conditionnelle le 15 janvier 2009. S. Markelov avait fait appel de cette décision, mais son appel avait été repoussé par le tribunal de la ville de Dimitrovgrad. Le meurtre s’est produit quand S. Markelov rentrait d’une conférence de presse où il avait annoncé qu’il entendait contester cette décision devant la Cour suprême de Russie, voire devant une instance internationale si sa demande était rejetée.
"Nous sommes consternés par l’annonce de l’assassinat de M. Markelov. Cet avocat, avec un courage et une abnégation rare, était toujours aux côtés des victimes de l’arbitraire et s’attaquait à l’impunité, un des plus gros fléaux de la Russie. Cet assassinat vient une fois de plus illustrer la menace constante qui pèse sur les défenseurs des droits de l’Homme, les avocats, les journalistes : tous ceux qui témoignent et militent contre l’impunité et la répression en Russie", a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.
Son engagement – sans compromis – avait déjà valu à S. Markelov des menaces et des agressions. Il avait été violemment agressé en avril 2004, alors qu’il tentait d’obtenir justice dans l’affaire Zelimkhan Mourdalov, un étudiant tchétchène mort sous la torture.
S. Markelov était également menacé pour son travail de défense de militants antifascistes à Moscou (notamment d’Alexander Rioukhine, tué par des néo-nazis en avril 2006), et des activistes des luttes sociales et écologistes. Il défendait Mikhaïl Beketov, rédacteur en chef de la Pravda de Khimki, brutalement agressé au mois de novembre 2008. Il était aussi aux côtés des victimes de la prise d’otages au théâtre de la Doubrovka en octobre 2002 (affaire Nord-Ost). Sa route avait croisé à de nombreuses reprises celle d’Anna Politkovskaïa, journaliste à Novaïa Gazeta, assassinée en 2006.
La FIDH exprime ses sincères condoléances à la famille et aux proches de Me Markelov.
La FIDH demande aux autorités russes d’assurer qu’une enquête impartiale et efficace soit menée sur cet assassinat, ainsi que sur tous les attaques et menaces contre les défenseurs des droits de l’Homme et les porteurs des voix critiques, afin que les auteurs et les éventuels commanditaires soient traduits devant la justice.
La FIDH exige que la sécurité des défenseurs des droits de l’Homme, des avocats et des journalistes soit garantie conformément aux engagements souscrit par la Russie et aux recommandations de nombreux mécanismes régionaux et internationaux de protection de droits de l’Homme.
Cf également à ce sujet. Appel urgent de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT), RUS 001/0109/OBS 010
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Jez
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Libellés : droits de l'homme, Oumar Israilov, Russie, Stanislav Markelov, Tchétchénie



