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jeudi 3 décembre 2009

Le royaume marrocain traite les Saharaouis comme des Palestiniens


Bellaciao

Vendredi dernier, alors que le "commandant des croyants" accomplissait sa prière à Rassani, Aminatou Haider se faisait enlever à l’aéroport d’El-Ayoune, capitale du Sahara occidental sous occupation marocaine. Ce n’est pas la première fois que cela lui arrive. Haider est en effet rompue à la sauvagerie et à la bassesse marocaines, elle qui a subi maintes fois dans les geôles marocaines la torture et le viol. Cependant, les choses empirent pour les Sahraouis depuis, que dans son dernier discours, le sultan les a sommés de choisir entre être marocain ou traître.

jeudi 2 juillet 2009

Inculpés de Tarnac, libres?

Yldune Lévy, 'autonome' de Tarnac, incarcérée puis relâchée, faute de preuves.

Soutien aux inculpés du 11 Novembre


On dit qu’il instruit, qui ? quoi ? Il instruit. Il écroue. Il interroge. Il rend des ordonnances, de pâles ordonnances, où quelques articles de loi, une poignée de formules convenues et de considérations vagues se concluent par d’impénétrables mesures de contrôle judiciaire. Benjamin, certainement trop apprécié comme épicier à Tarnac, sera assigné à résidence chez sa mère en Normandie, où il n’a jamais vécu, à 30 ans. Manon et moi, qui partagions tout à Fleury, n’avons plus le droit de nous voir maintenant que nous sommes "libres". Julien peut se mouvoir dans toute la couronne parisienne, non traverser Paris, au cas où lui viendrait la tentation de prendre d’assaut l’Hôtel de Ville, sans doute.

jeudi 22 janvier 2009

Les droits de l’Homme en deuil après l’assassinat de l’avocat Stanislav Markelov à Moscou

FIDH

Lundi 19 janvier 2009 Stanislav Markelov, avocat russe, a été tué d’un coup de feu dans la nuque en plein centre de Moscou. Anastassia Babourova, pigiste au journal indépendant Novaïa Gazeta qui l’accompagnait a succombé à ses blessures à l’hôpital. La nouvelle est accablante.

Ce meurtre intervient à quelques jours de celui à Vienne d’Oumar Israilov, témoin dans un dossier devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme impliquant directement le président tchétchène R. Kadyrov pour actes d’enlèvements et de tortures. Il illustre une systématisation des attaques violentes contres tous ceux qui s’attaquent à l’impunité croissante en Fédération de Russie. Les défenseurs des droits de l’Homme, les témoins, les avocats et les journalistes qui interviennent dans les procès politiquement sensibles sont en danger de mort.

Stanislav Markelov, âgé de 34 ans, était connu pour son courage et son engagement en faveur du respect du droit sur l’ensemble du territoire russe, pour tous les citoyens de Russie, sans discrimination. L’indépendance de la justice était son obsession. Stanislav Markelov avait défendu de nombreux civils tchétchènes, et notamment la famille Koungaev, dont la fille, Elsa, avait été tuée en Tchétchénie par le colonel Boudanov en mars 2000. Condamné à 10 ans de prison en 2003, le colonel Boudanov avait été remis en liberté conditionnelle le 15 janvier 2009. S. Markelov avait fait appel de cette décision, mais son appel avait été repoussé par le tribunal de la ville de Dimitrovgrad. Le meurtre s’est produit quand S. Markelov rentrait d’une conférence de presse où il avait annoncé qu’il entendait contester cette décision devant la Cour suprême de Russie, voire devant une instance internationale si sa demande était rejetée.

"Nous sommes consternés par l’annonce de l’assassinat de M. Markelov. Cet avocat, avec un courage et une abnégation rare, était toujours aux côtés des victimes de l’arbitraire et s’attaquait à l’impunité, un des plus gros fléaux de la Russie. Cet assassinat vient une fois de plus illustrer la menace constante qui pèse sur les défenseurs des droits de l’Homme, les avocats, les journalistes : tous ceux qui témoignent et militent contre l’impunité et la répression en Russie", a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Son engagement – sans compromis – avait déjà valu à S. Markelov des menaces et des agressions. Il avait été violemment agressé en avril 2004, alors qu’il tentait d’obtenir justice dans l’affaire Zelimkhan Mourdalov, un étudiant tchétchène mort sous la torture.

S. Markelov était également menacé pour son travail de défense de militants antifascistes à Moscou (notamment d’Alexander Rioukhine, tué par des néo-nazis en avril 2006), et des activistes des luttes sociales et écologistes. Il défendait Mikhaïl Beketov, rédacteur en chef de la Pravda de Khimki, brutalement agressé au mois de novembre 2008. Il était aussi aux côtés des victimes de la prise d’otages au théâtre de la Doubrovka en octobre 2002 (affaire Nord-Ost). Sa route avait croisé à de nombreuses reprises celle d’Anna Politkovskaïa, journaliste à Novaïa Gazeta, assassinée en 2006.

La FIDH exprime ses sincères condoléances à la famille et aux proches de Me Markelov.

La FIDH demande aux autorités russes d’assurer qu’une enquête impartiale et efficace soit menée sur cet assassinat, ainsi que sur tous les attaques et menaces contre les défenseurs des droits de l’Homme et les porteurs des voix critiques, afin que les auteurs et les éventuels commanditaires soient traduits devant la justice.

La FIDH exige que la sécurité des défenseurs des droits de l’Homme, des avocats et des journalistes soit garantie conformément aux engagements souscrit par la Russie et aux recommandations de nombreux mécanismes régionaux et internationaux de protection de droits de l’Homme.

Cf également à ce sujet. Appel urgent de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT), RUS 001/0109/OBS 010

jeudi 24 juillet 2008

Pas de naturalisation pour cause de pratique religieuse au pays des droits de l'Homme


Témoignage Chrétien


Citons à ce propos l’hilarante réaction « citoyenne » de Valérie Pécresse, notre ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : « Au-delà même du port de la burqa, il y avait la question du fait que cette femme n’allait pas voter. »
Il n'y a plus de limites à l'absurde.

samedi 24 mai 2008

Deux questions récurrentes

Damas


Pourquoi les pays "arabes" ne s'occupent-ils pas de leurs "frères" Palestiniens?

Admettons que les autres pays dits "arabes" soient en effet des "frères" des Palestiniens. Leur manquement à l'encontre des Palestiniens justifie-t-il l'occupation brutale par Israël de la Cis-Jordanie et de Gaza? Justifie-t-il le nettoyage ethnique des Palestiniens (ce qui est accepté par tous les "nouveaux historiens", y compris Benny Morris pour qui ce nettoyage ethnique était inévitable)?
La critique envers la Jordanie, le Liban ou les autres pays "arabes" ayant reçu des réfugiés palestiniens est fondée. Il est humainement innacceptable que bon nombre de ces réfugiés continuent à vivre dans des camps sans droits équivalents aux autres citoyens de ces pays. Il est même probable que certains leaders palestiniens font partie du problème étant donné que régulariser des réfugiés palestiniens au Liban, en Jordanie et ailleurs reviendrait à abandonner la lutte pour le "retour".
Mais qu'en est-il des réfugiés en Palestine même? Comment sont-ils traités par Israël? Ils ont fui, le plus souvent sous la contrainte des armées juive et Israélinne (et non pas sous les ordres des pays "arabes" comme le dit l'histoire officielle israélo-sionniste). Ceux qui sont restés ont acquis la nationalité israélienne, mais ne sont par définition que des citoyens de seconde zone dans un état juif qui ne vaut pas mieux tout compte fait qu'un état islamique dans lequel vivent des citoyens juifs ou chrétiens. Les réfugiés en Cis-Jordanie et à Gaza, comme ceux d'origine, sont des habitants sans nationalité, sans droits fondamentaux d'accès aux ressources, de se déplacer, de travailler librement.
Enfin, quel est ce fantasme de "pays frères"? C'est un fantasme entretenu non seulement par le nationalisme arabe, mais aussi par une idéologie sioniste ayant pour but de coloniser la terre en la vidant de ses habitants.

Pourquoi autant de "compassion" pour les palestiniens par rapport aux autres réfugiés du monde?


Quelle compassion? Celle des politiciens occidentaux incapables ou peu disposés à taper du poing sur la table face aux dirigeants israéliens? Celle des médias porte-paroles des dits politiciens? Celle de la population ne sachant pas pour la plupart placer Jérusalem et encore moins Ramallah sur une carte?
Quelle est la population qui souffre de déstructions massives de leurs maisons, d'attentes humiliantes aux barrages et aux check points, de la terreur permanante? Quelle est la nation qui jouit d'un soutien sans faille des "grands" de ce monde, d'une armée puissante soutenue par une autre armée, la plus puissante au monde? Ce sont ces questions là que l'on doit se poser avant tout. Et puis, quelle serait la différence pour les Palestiniens ou les Israéliens qui souffrent si on faisait plus attention aux autres réfugiés du monde? Nombreux, en effet, sont les réfugiés à travers le monde. Nous avons un devoir humaniste envers eux. Se plaindre de la part médiatique consacrée au Moyen-Orient ne fait pas preuve d'humanisme envers les Darfuris ou des Birmans.

mercredi 12 décembre 2007

Potiche ou pillier?


Rama Yade joue tellement bien le rôle tantôt de la conscience humanitaire du gouvernement, tantôt de l'opposition 'démocratique' à Sarkozy à l'intérieur de son gouvernement.

Libération


«Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un
paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les
pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la
mort.»

Un dirigeant non-terroriste? Pourriez-vous nous le présenter, Mme Yade? Un dirigeant français, peut-être?


Libération



Silencieuse en Tunisie, en Libye et au Gabon pendant la tournée
africaine de Sarkozy en juillet, absente en Chine et en Russie, muette sur
Guantánamo lors de sa visite aux Etats-Unis, Rama Yade ne s’est illustrée qu’une
seule fois depuis son entrée en fonction. Lors de sa visite au Darfour, elle a
quitté une cérémonie officielle avec fracas en s’écriant: «Ça suffit les
tam-tams ! Où sont les victimes ? 75 enfants meurent chaque jour au Darfour.» Un
chiffre qui ne dit rien en soi : ni de quoi ces enfants meurent, ni si ce
chiffre est supérieur à celui d’avant la guerre.