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jeudi 15 octobre 2009

La France d'en haut, la France d'en bas


Les Mots Sont Importants

Alors que le rappel à la loi et la célébration de l’ordre sont les maîtres mots du régime Sarkozy, voilà que les amis se pressent autour d’un cinéaste inculpé pour viol sur mineure : devenu victime d’une « Amérique qui fait peur », selon Frédéric Mitterrand, Roman Polanski se voit magiquement exonéré – au nom de son âge, de son oeuvre, de sa vie – de toute responsabilité vis-à-vis de la justice. Quelques mois plus tôt, rappelons-le, c’est une autre victime de la « censure » que défendait le ministre de la culture français : Orelsan, un chanteur auteur de paroles d’une violence sexiste inouïe, dont la présence à des événements culturels subventionnés par la puissance publique avait suscité quelques remous. Voilà donc quels sont les individus qui, en France, bénéficient des indignations officielles, qui font naître les grandes causes nationales menées au nom de la « liberté » ! La suite française de l’affaire Polanski (le retour sur le livre de Frédéric Mitterrand dans lequel il raconte ses séjours sexuels passés en Thaïlande) illustre ce qui devient un fonctionnement structurel dans la France de Sarkozy : CRS et management pour la France d’en bas, toujours soupçonnée de paresse et de désobéissance, de sexisme et de racisme ; tolérance, compassion et impunité, au nom de leur « talent », pour les puissants, la jet set et les artistes de cour. L’actualité montre que la question des violences sexuelles suscite les doubles standards les plus hallucinants : ainsi, alors que pour les classes populaires on ne jure plus que par la « tolérance zéro », les « peines planchers », voire la « castration chimique des délinquants sexuels », Michèle Alliot-Marie estime, à propos de Frédéric Mitterrand, qu’ « il faut permettre à chacun d’avoir fait des fautes, de s’en repentir et d’avoir toujours une deuxième chance » ! Dans ce contexte, il nous a semblé particulièrement utile de publier l’article consacré par l’essayiste étasunienne Katha Pollitt à l’effrayante mobilisation des « ami-e-s » de Polanski. Traduit par Nellie Dupont, il est reproduit ici avec l’autorisation de l’auteure.

lundi 28 septembre 2009

Lettre "ouverte" à Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères de France




Mise à Jour (28 Sept.)

Aujourd'hui, c'est le cinéaste Roman Polanski qui a droit à la défense du gouvernement français - par la voix du ministre de la culture et de la communiacation Frédéric Mitterrand - à l'occasion de son arrestation hors de nos frontières. Pendant ce temps, Salah Hamouri...

Le Monde

"De le voir ainsi jeté en pâture pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens et de le voir ainsi seul, emprisonné, alors qu'il se rendait à une manifestation où on allait lui rendre hommage, c'est-à-dire ainsi pris au piège, c'est absolument épouvantable", a estimé M. Mitterrand, qui a expliqué que Nicolas Sarkozy suivait le dossier de près. "On sait les conditions dans lesquelles c'est arrivé, et de la même manière qu'il y a une Amérique généreuse que nous aimons, il y aussi une certaine Amérique qui fait peur, et c'est cette Amérique là qui vient de nous présenter son visage", a-t-il ajouté.


(2 Septembre)
Aujourd'hui j'ai envoyé un petit rappel à Monsieur Kouchner de ma lettre d'il y a deux mois à laquelle je n'ai toujours pas reçu de réponse. Salah Hamouri, lui n'a pas la chance d'être franco-iranien ou français en prison en Iran, mais franco-palestinien.

Devant la Conférence des ambassadeurs réunit au Palais de l’Elysée, mercredi 26 août, Nicolas Sarkozy a eu des mots très durs contre l’Iran à propos du nucléaire mais aussi concernant le sort de notre jeune compatriote Clotilde Reiss et de l’employée franco-iranienne de l’ambassade de France à Téhéran arrêtée avec elle, Madame Nazak Afshar.

Pour manifester toute sa détermination à propos de la situation de cette dernière également, il a lancé à l’endroit de l’Iran : « Si on est franco-iranien, on est Français » !

Cela ne fait aucun doute, en effet.

Mais une fois encore, pourquoi donc il n’est qu’un cas qui ne requiert de sa part aucune indignation, aucune volonté d’obtenir sa libération sans condition : celui de Salah Hamouri?

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Mise à Jour (25 jullet) N'ayant à ce jour pas reçu de réponse de Monsieur Kouchner, je me suis permi de lui renvoyer la lettre ci-dessous. Comme le dit si bien mon Grand-Père, on verra!

Monsieur Kouchner,

J'ai entendu vos déclarations à propos de la jeune universitaire Clotilde Reiss retenue en Iran. Je vous félicite d'avoir réagi aussi rapidement pour vous assurer du bien-être de cette concitoyenne. Il me revient aussi en mémoire le cas de Florence Cassez, incarcérée au Mexique et dont vous oeuvrez pour le transfert.

Je trouve aussi tout à fait normal que vous vous exprimiez sur ces cas de ressortissants français incarcérés à l'étranger. Dans le cas de Mlle Reiss vous semblez être assuré du fait de son innocence. Il serait souhaitable que vous expliquiez à vos compatriotes les raisons de votre certitude, mais passons.

A présent, je voudrais en venir au cas de Salah Hamouri, citoyen Français retenu par les autorités Israéliennes. J'ai très peu entendu ou lu de déclarations de votre part à son propos. Je serais particulièrement curieux de savoir si vous acceptez les accusations à son encontre (à savoir être passé en voiture devant la demeure du leader du Shas, comploter l'assassinat de celui-ci et appartenir au FPLP, accusations qu'il nie, excepté être passé devant la maison de Yossef Ovadia) et si oui pour quelles raisons. Il est surtout surprenant, étant donné la couverture médiatique et politique donnés aux cas de F.Cassez et C.Reiss, que le cas de S.Hamouri soit si peu couvert. Y-a-t-il des raisons particulières?

Je vous prie, monsieur, en attendant votre réponse, d'gréer en mes sentiments distingués,